OCM

OSTEOPATHIE CRANIO-MANDIBULAIRE   (OCM)    Scottish / Westie

DESCRIPTION :

Dans cette maladie, il y a une croissance anormale et excessive, mais non cancéreuse, des tissus osseux du crâne et de la mâchoire inférieure. La prolifération osseuse touche la surface du maxillaire inférieur, le rendant plus épais et plus large.

Elle peut atteindre également l’articulation temporomandibulaire et la bulle tympanique.Dans les cas les plus sévères l’excroissance osseuse peut empêcher le fonctionnement normal de l’articulation.

La maladie cesse en général de se développer vers l’âge d’un an, et on constate alors une régression de la malformation.

TRANSMISSION :

Le mode de transmission est autosome récessif chez le Westie, le Scottish et le Cairn terrier.

Dans les autres races, il n’a pas été déterminé.

SIGNIFICATION POUR VOUS ET VOTRE CHIEN:

Votre chiot (entre 3 et 8 mois) peut présenter une machoire inférieure douloureuse hypertrophiée et douloureuse, ou présenter des difficultés à ouvrir et fermer la gueule, à mâcher, ou baver de manière excessive.

Vous pouvez observer ces troubles en continu ou seulement par intermittence. Cette maladie cesse de s’aggraver et régresse spontanément à partir de l’âge d’un an.

Toutefois, si l’excroissance osseuse est importante et surtout dans les cas où l’articulation est touchée, la régression peut ne pas être complète.

 Dans la majorité des cas, le chien ne présente plus d’anomalie à partir de l’âge de 2-3 ans.

Lors des crises douloureuses, il pourra être nécessaire d’adapter l’alimentation du chien en ramollissant les croquettes ou en donnant des rations mixées.

 Cependant, dans certains cas, notamment lorsque l’articulation temporomandibulaire ne peut pas fonctionner, votre chiot devra subir une intervention chirurgicale.

La maladie est alors grave et le pronostic réservé lorsqu’une hypertrophie osseuse sévère atteint la base du crâne.​

DIAGNOSTIC :

Votre vétérinaire diagnostiquera la maladie à partir de l’examen physique, de l’historique du cas et des radiographies.

                                           Des tests sont disponibles pour le dépistage.

A L’ATTENTION DU VETERINAIRE :

La prolifération osseuse est généralement, mais pas forcément, bilatérale. Les signes cliniques de la maladie (comprenant l’hypertrophie de la mâchoire qui peut être TRES douloureuse, et une difficulté ou une douleur à l’ouverture de la gueule) peuvent être intermittents et éventuellement associés à des épisodes inflammatoires fiévreux de 3-4 jours de la fièvre.

Les douleurs et la fièvre peuvent disparaître et réapparaître par cycles de 2 à 4 semaines pendant la phase de prolifération.

A la palpation, la surface de l’os est dense et rugueuse et le chiot peut montrer des signes de douleur à l’examen.Les radiographies peuvent mettre en évidence une atteinte de certains os crâniens en dehors des régions mandibulaires et temporomandibulaires.

Dans certains cas, une biopsie osseuse et des analyses histo-pathologiques seront utiles confirmer le diagnostic d’OCM et écarter d’autres maladies provoquant des anomalies de la croissance osseuse.

Cette maladie est limitée dans le temps et la prolifération cessera vers l’âge de 12 mois, mais la régression ne sera pas forcément complète.

La douleur peut se gérer à l’aide de médicaments anti-inflammatoires, sous strict contrôle vétérinaire car il s’agit d’un traitement de longue durée (en général 4 à 10 mois).

TRAITEMENT :

Il n’y a aucun traitement pour stopper l’évolution de la maladie.

L’amélioration vient en général avec la croissance du chiot. La douleur peut être soulagée à l’aide de traitements anti-inflammatoires. Dans les cas sévères, le recours à la chirurgie est nécessaire.

CONSEILS AUX ELEVEURS :

Les chiens affectés doivent être écartés de l’élevage, même si ils récupèrent complètement.​

Les géniteurs (porteurs certains) devraient être écartés de la reproduction et les collatéraux (porteurs possibles) également.

En Amérique du Nord, l’Institut pour le Contrôle des maladies génétiques (GDC) et la Fondation Orthopédique pour les animaux (OFA) tiennent un registre de cette maladie chez les terriers.

RACES CONCERNEES :

Cette maladie touche essentiellement les races de terriers, particulièrement le West Highland blanc (Westie), le Scottish et le Cairn.

Pour de nombreuses races et de nombreuses maladies, les études pour déterminer le mode de transmission ou la fréquence dans une race n’ont pas été menées, ou ne sont pas concluantes.

Nous avons cité les races pour lesquelles il existe un consensus général entre les chercheurs et les praticiens vétérinaires pour affirmer que la fréquence de la maladie est significativement élevée au sein de cette race.